Repaire de la poissonnerie

Repaire de la poissonnerie

Ce comptoir de Saint-Victor offre la mer sur un plateau. Huîtres, oursins et autres tapas iodés promettent de vous clouer au bar bien après le coucher du soleil.

« Il n’y a pas d’étrangers ici, mais simplement des amis que vous n’avez pas encore rencontrés »

La devise en bas de la carte de ce bar à huîtres vient confirmer nos craintes : le Repaire de la Poissonnerie est LE nouveau spot pour s’empéguer en bonne compagnie ! Niché à la place de l’ancienne institution marseillaise des Santons Carbonel, la « Poissonnerie » de Christian et Olivier (aka Borderline et L’Ecailler marseillais) a déménagé de Bompart à Saint-Victor et s’offre une vue mer. Bien que petit, le lieu est intelligemment agencé pour accéder au bar, circuler autour de mange-debout puis s’affaler dans des coussins sur la mezzanine. Il est surtout baigné de lumière…

…Il faut arriver tôt pour profiter du coucher de soleil et trouver sa place sur les étroites tables en face du comptoir, où la « pêche du jour » s’affiche en lettres calligraphiques (made by Tabas) : Bouzigues, oursins, crabe, poutargue, bulots,… Entrainés par une playlist maison, on déguste sans plus tarder les tapas de Vincenzo dont la qualité saute aux papilles : ceviche de thon à tomber, palpitante salade de poulpe frais, (léger bémol pour les graines germées qui les accompagnent et dont le goût prononcé tend à altérer les saveurs des mets)…

Si les divers plateaux mettent les produits de la mer à l’honneur, tels que les délicieuses Fines d’Oléron servies à la douzaine, d’autres planchas, se prêtant peut être plus à l’apéro, sont garnies de fromages (Chez Lucienne) ou de charcuteries (Le Boucher) très goûtus.
« La Girelle » et « La Daurade », bières de la Rade brassées artisanalement par nos voisins toulonnais, viennent compléter notre pêche de l’apéro.

Avides de capter les derniers rayons du soleil (et pas vraiment impatients de partir, malgré la foule qui a afflué en quelques heures et déborde désormais sur les trottoirs avoisinants), on grimpe à l’étage : une petite mezzanine douillette, aménagée comme une terrasse extérieure, avec cactus, tables de bois, coussins à motifs orientaux sur une banquette, et tapis (tout droit venus de Belgique, imaginés par Nathalie, de Côté Décor, et Virginie Weil).
Bien loin de s’être étouffés avec le délicieux pain de la Maison Saint-Honoré, il nous reste une place pour le dessert : un Marseille-Brest de Bricoleur de Douceurs qui tombe à pic, bien sympathique et tout en rondeur !